Féminine par essence, l'eau est source de toute vie, mais chacun de ses états recèle
son propre symbolisme. Ainsi la mer est-elle un symbole maternel dans la plupart
des mythes anciens, où ses profondeurs sont assimilées à l'utérus de la Terre.
De Pieter Bruegel à Claude Monet, l’été fut pour
les peintres un prétexte à célébrer, malgré l'épuisant
labeur des champs, la joie de vivre et les moissons. Retour des Dessous début septembre.
Bouleversé par la Baignade à Asnières de Seurat, Paul Signac se fit
le chantre éloquent et pourtant lucide du divisionnisme, ce fractionnement
néo-impressionniste de la lumière par petites touches de couleur pure.
Si les influences d’André Derain furent nombreuses et variées, il eut lui-même
un impact considérable sur ses contemporains. Pourtant, pour nombre d’entre
eux, sa peinture n’atteignit jamais les hauteurs qu’ils avaient escomptées.
Henri Matisse opposa, aux tourments des intellectuels de son temps,
la beauté paisible de son art en constante recherche de simplicité et
d'élégance formelle, évitant toute référence autobiographique pour
célébrer prioritairement la beauté du monde et la joie de peindre.
« Le premier homme fut un artiste », écrivit Barnett Newman, dans
une déclaration d’intention qui fit florès. Mais contrairement aux autres
expressionnistes abstraits, soucieux de partager avant tout un contenu
émotionnel, lui éleva la couleur au rang d'acteur majeur de la peinture.
« Le style est l'homme même », écrivait Buffon, comme il aurait pu l'écrire
de la touche du peintre. Discrète, enjouée, fougueuse, légère, sensible ou virevoltante, rien ne définit mieux en effet l’artiste-peintre que sa touche.
Opposé aux impressionnistes, Edward Burne-Jones fut pourtant
l’une des principales sources d’inspiration de Gauguin, de Picasso
comme de Marcel Duchamp, pour son Nu descendant un escalier.
Pour Friedrich Nietzsche, l'artiste est moins celui qui s'adonne
à la pratique des beaux-arts que celui qui tente de produire
l'illusion, l'apparence et le mensonge nécessaires à la vie, en
dissimulant sous le voile de sa création la vérité de la nature.
Bien qu’âgé d’un an lors de la naissance de la Confrérie préraphaélite, John William Waterhouse en est l’un des plus brillants représentants.
Le romantisme dérivant vers la représentation de chiens, de chevaux
et de leurs propriétaires, la légende arthurienne fut mise à contribution.